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PROLOGUE
VU
Prologue LE JARDIN
Comme des marbres blancs parmi les vertes branches, Les heures de ma vie, immobiles et blanches, Me regardent du fond verdoyant du passé ; Ma mémoire est un frais jardin ou les allées Se peuplent chaque soir de formes long voilées Qui frissonnent devant un ciel rose et glacé.
Dans ce jardin profond, j'erre aussi pour entendre Des femmes aux grands yeux noyés d'un regret tendre Me répéter des mots prononcés autrefois. Le croissant de la lune est si mince qu'il semble Un bracelet d'argent brisé, le taillis tremble, Un sourd sanglot se mele a la douceur des voix.