Bővebb ismertető
Introductíon
Dans ce livre on trouvera vingt bombardiers parmi les plus célébres; ils y sont décrits, photographiés et présentés dans leurs moindres détails gráce á des écorchés. Si les pre-miers bombardiers contrastent incroyablement avec les bombardiers modernes, on peut fairé la mérne remarque pour les écorchés. Certains de ces dessins furent exécutés il y a quarante ans ou plus, quand l'avion décrit était tout nou-veau. A cette époque, les techniques adoptées pour exécuter les écorchés d'avions n'en étaient qu'á leurs premiers pas et la reproduction de ces dessins se faisait par impression typographique, procédé alors universel. De nos jours, les artistes tout comme les éditeurs peuvent atteindre á des niveaux de qualité plus élevés.
II est bien évident qu'une nouvelle technologie apporté de nouveaux avantages, mais elle fait aussi augmenter le prix des livres et celui des avions. Mérne quand on tient compte de l'inflation, en ramenant tous les prix á leur valeur de 1918, on a un étalon semblable, les bombardiers modernes sont incroyablement plus chers. Les premiers bombardiers que j'ai décrits dans ce livre coütaient en 1918 environ 2300 livres sterling, la moitié de cette somme étant le prix du moteur. Le dernier bombardier américain vrai-ment stratégique, le Rockwell B-l, qui fut en fait abandon-né, aurait coűté environ quatre millions de livres sterling, valeur 1918, mérne si á l'évidence, ces deux avions ne sont pas comparables.
La différence se voit mieux dans les écorchés. Il n'est pas trés difficile de fairé des écorchés précis et complets d'avions d'avant 1930 et d'y représenter toutes les piéces importantes et tout 1'équipement de l'appareil. A l'intérieur de l'avion il n'y avait pas grand-chose et un artiste pouvait exécuter un bon dessin d'aprés seulement une bonne photo, avec un
peu d'imagination. Mais de nos jours, il ne serait pas pos-sible á un artiste de fairé un écorché bien plus petit que l'avion grandeur nature, si l'on voulait y fairé apparaitre la majorité des piéces et des équipements. Le nombre des élé-ments que l'on veut montrer dépend de la valeur qu'on leur attribue. Une grandé boíte, enfermant un ordinateur d'une complexité incroyable peut-elle étre considérée comme un seul objet? La réponse est probablement positive: quelle que sóit la fa^on dont on les compte, les composants d'un bombardier moderne s'élévent á des centaines de mille. Si on voulait décomposer les équipements électroniques jusque dans leurs moindres composants, on arriverait á des centaines de millions. Ceci, tout en restant un probléme pour le dessinateur, explique la raison pour laquelle les bombardiers modernes coűtent si cher: des piéces appa-remment simples représentent le dernier cri de la technologie. Une simple aube de turbine appartenant á un moteur moderne, mérne si elle ressemble á un quelconque morceau de métal qu'on pourrait glisser dans sa poche, peut coűter aussi cher que la plus luxueuse des voitures que pourrait acheter un chef arabé.
Ainsi le dessinateur technique est confronté de nos jours á un tel travail plus ou moins ardu, selon l'áge du bombardier qu'il dessine. Certains appareils sont si gros qu'il esi difficile de montrer certains petits détails intéressants sans que le bout des ailes ne dépasse le cadre du dessin. C'est pourquoi on a dű recourir á de petits agrandissements pour montrer certaines caractéristiques de construction. L écri-vain lui, a peut-étre la táche plus facile, mais il n'échappera pas á la critique, si il se montre trop partisan, trop technique, pas assez technique, etc On pourra toujours lui reprocher quelque chose et en particulier les avions qu il a