Bővebb ismertető
Quelques coups de feu, des tirs de mortier : sporadi-ques, il y a eu ces coups de feu, ces tirs de mortier, de nuit ; au jour, plus rien, le désert a retrouvé son visage d'innocence. Les guerriers se sont mesurés, valeureux guerriers frappant fort et sans merci. Ce qu'il reste d'eux. Comme ils étaient noués sur leurs armes, ils se sont enlisés dans les sables. Le vent a soufflé, il a levé les sables. Les sables leur montent a présent jusqu'aux reins, jusqu'au cou, jusqu'a des yeux toujours ouverts. S'y enfonçant, avec un rictus féroce, ces soldats luttent encore, dirait-on. Par endroits n'émergent plus, plantés de guingois, que des futs de mitrailleuses, etc.
Oui, ces marques de pas. Deux doubles traces. Elles estampillent le sable et elles viennent, se rapprochent, gagnent du terrain. Ainsi deux sont-ils. Mais qui sont-ils, qui arrive ?
Et ils prennent corps, s'inscrivent dans l'éclat du désert.
Prendre corps, se découper dans l'éclat du désert. Ils sont encore loin. Deux silhouettes. Il semble qu'ils n'aient jamais été ailleurs qu'a l'endroit ou maintenant ils se détachent. Deux trous de serrure. Tout juste deux trous de