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AVANT-PROPOS
Cet ouvrage n'est pas un manuel d'arides discussions théoriques. Il présente en un tableau « dynamique » les résultats des fouilles paléontologiques exécutées un peu partout dans le monde. Ce tableau s'éclaire cependant de diverses façons, selon diverses hypotheses scientifiques fondamentales qu'il ne sera pas superflu de rappeler en quelques mots.
Outre la question de l'origine des etres vivants (origine proprement unique, origine multiple dans l'espace et dans le temps, origine unique mais panterrestre), le probleme de la descendance des especes se conçoit de façons différentes suivant la solution que l'on croit devoir donner a deux autres questions : 1° celle des connexions génétiques; 2° celle des connexions géographiques.
Dans la question des connexions génétiques, l'admission d'une seule lignée pour toutes les especes d'une famille (ainsi pour toutes les especes chevalines de la famille des Equidés), nécessite, pour l'établissement de l'arbre généalogique, l'admission de migrations constantes, d'un continent a l'autre, des especes successives.
L'admission de lignées paralleles (par exemple, d'une série d'Equidés américains indépendants de la série européenne, ainsi que le soutient Charles Fraipont) permet de ne pas postuler l'obligation de migrations.
Dans la question des connexions géographiques, l'admission de la fixité des continents (quant a leur position, non quant a leur étendue) nécessite l'hypothese de ponts continentaux, par lesquels les migrations se seraient effectuées.
L'admission, selon Wegener, d'une seule plaque continentale qui se serait disloquée a la longue, permet d'abandonner les migrations comme facteur unique des connexions, et favorise la these de séries paralleles a un moment ou a un autre de la descendance.
Il y a donc, en somme, relation, d'une part, entre la notion des migrations et celle des ponts continentaux,