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INTRODUCTION Ce qui est détestable, c'est le Victor Hugo de la fin, La Légende des siecles, je ne sais plus les titres. Mais Les Feuilles d'automne. Les Chants du crépuscule, c'est souvent d'un poete, d'un vrai poete. Meme dans Les Contemplations, ajouta la duchesse, que ses interlocuteurs n'oserent pas contredire et pour cause, il y a encore de jolies choses. Mais j'avoue que j'aime autant ne pas m'aventurer apres le Crépuscule! Si pour ses hőtes enchantés ces propos d'Oriane illustraient le fameux esprit des Guermantes, un hugolien d'aujourd'hui se sent im peu inquiet d'avoir a présenter les poemes qu'elle portait aux nues. C'est vrai qu'ils ravissaient d'autres lecteurs, comme ce garçon de quinze ans qui achevait d'apprendre par cour nombre d'entre eux, se promettant de les réciter bientőt a Emmanuele , sa cousine. Mais lorsqu'il évoque cet enthousiasme de jeunesse, Gide aussitőt s''excuse : Je confondais alors, comme il est naturel a cet âge, l'art et la poésie. Entre la duchesse et le critique, la partie semble inégale, meme si nous ne souscrivons plus au trop célebre Victor Hugo, hélas ! . D'un cőté, une fenmie du monde croit trouver la poésie ; de l'autre, vm grand lettré démasque l'art , autrement dit le savoir-faire. Si nous feuilletons ces recueils oubUés, nous retrouvons au passage tous les morceaux qu'ont appris et récités, apres Oriane et André, des générations de petits Français :Lorsque l'enfant paraît-Dans vos fetes d'hiver, riches, heureux du monde-Mil huit cent onze! O temps ou des peuples sans nombre et jusqu'aCeux qui pieusement