Bővebb ismertető
PRÉFACEC'est en janvier 1854 que l'éditeur Giraud publia Les Filles du Feu. Gérard de Nerval se trouvait alors en traitement a la maison de santé du docteur Blanche, ou il était interné depuis le mois d'aout 1853. Il n'avait plus qu'un an a vivre : a l'aube du 26 janvier 1855, on devait le trouver pendu rue de la Vieille Lanterne.Au cours des derniers mois, comme s'il pressentait sa fin prochaine, ou plutőt comme s'il regrettait d'avoir gaspillé ses dons dans les journaux, et d'avoir couru apres un succes tapageur au théâtre, il avait, avec une hâte fiévreuse, rassemblé en volumes son ouvre. En 1852, avaient paru coup sur coup Lorely, Les Illuminés, Contes et Facéties, Petits Châteaux de Boheme. Au cours de l'année 1853, sortant a peine d'une nouvelle crise, il avait mis tous ses soins a achever le récit qui est son chef-d'ouvre, Sylvie, Souvenirs du Valois. Quelques jours apres sa publication dans la Revue des Deux Mondes, une crise de folie s'empara encore du malheureux. Mais déja il avait l'idée d'un nouveau recueil a la pré-oaration duquel il se consacra de toute son âme, malgré a gene causée par l'internement.Parce que Sylvie est la plus belle des Filles du Feu, on pourrait croire que les autres nouvelles ont été groupées autour de ce foyer lumineux. Il n'en est rien. Gérard, tres conscient de la valeur de cette ouvre, voulait la publier a part. Le titre Filles du Feu avait dans son esprit un sens précis qui ne s'appliquait pas aux souvenirs du Valois.Dans VHistoire de la Reine du matin il avait célébré en la personne de l'architecte Adoniram, la race rouge, les descendants de Cain, maître du feu et patron des génies révoltés. Il se prenait lui-meme pour un fils