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Vous m'avez, maintes fois, réclamé ces Mauvais Maítres. Tant pis pour vous, par conséquent, si je cloue votre nom en tete de cet ouvrage, dönt vous vous rappelez, peut-étre encore, la fortune houleuse, quand, de 1902 i 1904, il paraissait, morceau par morceau, dans la Revue hebdomadaire. Gráce a la diffusion du célébre périodique qui voulut bien mettre ces pages en relief, elles provoquérent, en effet, quelques rumeurs dans le petit monde littéraire. moins dönt on m'accusait cyétait de me conduire en mauvais patriote, pender sans vergogne, devant les étrangers qui lisaient la revue, quelques glorieux représentants de notre race. Bien d}autres crimes encore on ni a reprochés. Par exemple, a propos de Rousseau, un journal assura que j'avais insulté la Suisse, sous prétexte que Jean- Jacques naquit a Genéve. Un autre affirma qu'en exaltant Vceuvre de Dante au détriment de celle de Rousseau, j'avais fait Vapologie de Vimpérialisme césarien contre Vesprit révolutionnaire. Mais ce furent surtout les pages consacrées a George Sand et a Musset qui me valurent les plus éloquentes malédictions. Des adolescents d'alors, aujourd/hui, sans nul doute, d'austéres chefs de famille, écrivirent que, pour blasphémer ainsi la divinité de Vamour, je ne pouvais étre, a coup sűr, qu'un pitoyable et sombre misogyne, a qui le ciel avait dű refuser toutes les ivresses du coeur et des sens. Quant a mes études sur Balzac9 Stendhal, Baudelaire, Flaubert, Verlaine, elles m9attirérenty hélas! Vexcommunication majeure de la part des revues qui décident du sort des poétes; et la République des lettres me signifia vertement mon décret i I