Bővebb ismertető
NOTICE SUR M"'' DE SÉVIGNE
Sans avoir eu le dessein de se peindre, M®« de Sévigné se révele toute a ceux qui furent ses correspondants, a ceux qui la lisent apres tant d'années, et c'est pourquoi peu de faits, quelques dates suffisent a souligner Ta-propos, a expliquer l'intéret de ces ? Lettres », dont un des charmes les plus prenants est la sincérité.
Marie de Rabutin-Chantal naquit a Paris, en un hôtel de la Place Royale, le 5 février 1626. Son origine paternelle était deux fois noble, et par l'ancienneté du nom, et par la distinction du cour et de l'esprit, puisqu'elle était la petite-fille de sainte Chantai et que son pere « un cavalier des plus accomplis de France, soit pour Je corpS; soit pour l'esprit, soit pour le courage » dit Bussy-Rabutin, devait bravement périr en se battant contre les Anglais (1627).
Completement orpheline a sept ans et demi, Marie de Chantai fut élevée-d'abord par ses grands-parents paternels, puis par son oncle, Jeur flls, l'abbé de Coulanges. Celui-ci mérita entierement la reconnaissante affection de sa pupille et le surnom qu'elle aime a lui donner le Bien-Bon <>. Apres lui avoir choisi ies maîtres les plus estimés de son temps :. Ménage et Chapelain, dont elle reçut une instruction solide et étendue, il la maria avec soin (1644) et, lorsqu'elle fut devenue veuve (en 1651), ce fut lui encore qui rétablit, avec une inlassable sollicitude, sa fortune compromise.
De son mariage avec le marquis de Sévigné (gentilhomme brillant et dissipé, qui devait mourir, tué en un duel au motif futile, a 32 ans). M"« de Sévigné avait eu deux enfants : en 1646 une fille, la future M™^ de Grignan, en 1647, un,fils, Charles, et son amour maternel, vigilant et tendre, allait remplir sa vie.
Elle aima cherement son fils, mais, de son propre aveu et de celui de tous ses contemporains, elle » idolâtra » sa fille, qui d'ailleurs, élevée avec quels soins, iustifiait par sa beauté et son intelligence une si tendre fierté.
A cette affection passionnée que l'absence exaspere, nous devons le plus grand nombre des lettres de M"® de Sévigné.
Françoise de Sévigné épousa le comte de Grignan en 1669 . et, en 1671, quitta sa mere pour aller rejoindre son mari en