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IJlTHOUljCTIOH
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Je ne fais point ici d'épUre dédicatoire, et je ne dermnde point de protection pour ce livre : on le lira, s'il est bon; et, s'il est mauvais, je ne me . soucie pas qu'on le lise.
J'ai détaché ces premieres lettres pour essayer le gout du public; j'en ai un grand nombre d'autres dans mon portefeuille, que je pourrai lui donner dans la suite.
Mais c'est a condition que je ne serai pas connu : car, si l'on vient a savoir mon nom, des ce moment je me tais. Je connais une femme qui marche assez bien, nmis qui boîte des qu'on la regarde. C'est assez des défauts de l'ouvrage sans que je présente encore a la critiq^te c^ux de mé-personne. Si l'on savait qui je suis, on dirait : « Son livre jure avec son caractere, il devrait employer son temps a quelque chose de mieux, cela n'est pas digne d'un homme grave. » Les critiques ne manquent jamais ces sortes de réflexions, parce qu'on les peut faire sans essayer beaucoup son esprit.
Les Persans qui écrivent ici étaient logés avec moi; nous passions notre vie ensemble. Comme Us me regardaient comme un homme d'un autre monde, ils ne me cachaient rien. En effet, des gens transplantés de si loin ne pouvaient plus avoir de secrets. Ils me commwiiquaient la plupart de leurs lettres; je les copiai. J'en surpris meme quelques-unes dont ils se seraient bien gardés de me faire confidence, tant elles étaient mortifiantes pour la vanité et la jalousie persanes.
Je ne fais donc que l'office de traducteur : toute ma peine a été de mettre l'ouvrage a nos mours. J'ai soulagé le lecteur du langage asiatique autant que je l'ai pu, et