Bővebb ismertető
Il arriva au bord de la falaise comme la derniere lueur du jour s'éteignait, il aurait presque crié de soulagement a la vue du bois a ses pieds. Il aurait voulu se jeter a terre sur le gazon court et dru et contempler cette ombre dense et apaisante, qu'il avait a peine osé espérer voir. C'eut été la seule façon de guérir le point de côté qui se faisait plus douloureux a chaque cahot de sa course trébuchante en dévalant la colline. Le vent de mer frais qui l'avait fouetté depuis la derniere demi-heure était tombé et cette absence parut une bouffée d'air chaud au visage de l'homme, tandis qu'il descendait au-dessous de la ligne du ciel. Du bois, comme d'une porte tournant sur une lourde charniere, une ombre monta vers lui et l'herbe douce sous ses pieds prit un ton vert, puis violet, et enfin gris terne. Et la nuit vint
Une haie surgit devant lui a une douzaine de metres de distance. Ses sens las et confus perçurent l'odeur des feuilles de murier attardées de l'an passé, mouillées par une ondée. Le parfum le baigna un moment d'une exquise béatitude, puis lui laissa un désir douloureux, une soif de repos en ce lieu pour un instant. L'herbe se fit haute avant qu'il n'atteignît la haie, ses pas étaient alourdis par la terre mouillée et il se rendit compte qu'il suivait un sentier. Ce furent ses pieds plus que son cerveau qui le lui révélerent. Ils n'avançaient qu'en