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PREMIÉRE PARTIÉ AU CERCLE DE L'IMPÉRATRICE (1808) SON Excellence M. Fouché, ministre de la police. Le bruissement des voix décroít et les regards se tendent vers le plus ha'í des conseillers de Napoléon. II entre et, modeste sous son magnifique habit de velours écarlate, semblant glisser sur le parquet, vient s'incliner devant Joséphine. L'Impératrice, qui joue au trictrac avec Cambacérés, léve la téte á demi. Parée avec un luxe exquis, des fleurs et des perles chargeant ses cheveux chátains, dans sa robe blanche lamée d'or, décolletée á l'extréme et fardée, elle paraií une idolé immobilé^.. Fouché hausse vite le front, asséne autour de lui sans embarras un regard fureteur, puis, aprés avoir salué Cambacérés, marche droit vers l'autre bout du salon> oú trőnent les ennemis de l'Impératrice, les Bonaparte. Joséphine, autrefois la confidente, mérne l'associée du ministre de la police, ne lui parle plus depuis ce jour de Fontainebleau, trois mois avant, oü il a osé, sans l'aveu de Napoléon, entretenir sa femme de la nécessité du divorce. Morigéné par l'Empereur, il n'a point désarmé, a tenu téte. Dans les salons de Paris, dans les feuilles publiques, ce maitre de Topinion fait sans tréve revenir le sujet douloureux, de fa?on que Napoléon en sóit obsédé