Bővebb ismertető
Introduction
«
N OIL. Mais bon Dieu, quel oil ! », disait Cézanne de son vieil ami Claude Monet. La formule ignore le travail de réflexion et de planification si manifeste dans les ouvres de Monet - car l'oil, passif au tout début de sa carriere, ne l'a pas été longtemps - mais elle est vraie sur un point. L'invisible n'intéressait pas ce peintre. Ce qu'il voyait, au sens littéral du terme, a été l'unique pierre de touche de son art. Le lieu exact du motif a toujours été fondamental. Suivre les déplacements de Monet en quete d'inspiration, c'est aussi la meilleure façon, sinon la seule, de retracer son histoire.
Monet a passé son enfance au Havre. La premiere influence importante qui se soit exercée sur lui vient, justement, de celui qui l'a incité a travailler avec lui en plein air : Eugene Boudin, le futur grand maître des plages normandes. Les premieres huiles du jeune homme sont donc des vues de ce qui a enchanté son enfance. Lorsqu'il "monte" étudier la peinture a Paris, sans doute est-il d'abord tenté de reproduire ce qu'il voit autour de lui, dans cette capitale en rapide évolution - de devenir ce que Baudelaire appellera bientôt un « peintre de la vie moderne » (titre d'un article de 1863 sur le journaliste et illustrateur Constantin Guys). Montrer le Paris contemporain, tel est l'idéal des artistes qui se groupent alors autour d'Edouard Manet, le "maître des Batignolles".
Monet a peint Paris, ou il a tenté de le faire, a l'occasion. Mais bien vite, ses évocations de Parisiens