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PRÉFACEUn pelerinage - ou pelerinage d'un jour selon que Lourdes le propose avec ses célébrations liturgiques caractéristiques.Une démarche tres personnelle de dévotion a Marie. Le croyant et le pasteur venant lui-meme accomplir ce cheminement préconisé par lui pour l'Année Sainte, l'année jubilaire de la Rédemption. Une priere publique d'intercession pour l'Église et pour le Synode tout proche centré sur la Pénitence et la Réconciliation. La réalisation du rendez-vous manqué - on sait pourquoi! - du fervent Congres eucharistique universel de 1981. Tels étaient, accumulés, les motifs qui ont conduit le pape Jean-Paul II a choisir de venir célébrer la fete de l'Assomption a Lourdes en cette année 1983.On pensait, et sans doute le Pape lui aussi, qu'il s'agirait d'une breve journée, parenthese festive a son séjour actif de l'été a Castel Gandolfo. Mais la foule s'est mise en route, pour croiser la route de ce pelerin de Notre-Dame et se joindre a lui. Les média, qui représentent l'actualité, ont pressenti l'importance de l'événement et, s'y intéressant massivement, en ont décuplé l'écho. Quant au peuple de Dieu venant en foule a Lourdes, il scruterait les gestes, il ausculterait toutes les paroles de son Pape et ne lui laisserait que peu de temps pour la solitude recueillie. Il serait, durant cette journée, presque constamment avec le Pape pour accomplir avec lui l'itinéraire du pelerinage. Voila pourquoi le Pape a été amené a prendre tant de fois la parole en si peu de temps! Il a voulu, manifestement, user de ce lieu propice a une parole libre et mondialement répercutée, pour lancer un message universel.La densité et la somme des interventions de Jean-Paul II les 14 et 15 aout 1983 a Lourdes étonneront l'historien. Elles nourriront le croyant. Elles demeureront comme un appel a toute l'Église.Les paroles sont simples et toniques, graves et encourageantes, fortes et spirituelles, a la fois mystiques et engagées, universelles ou tres particularisées. Les lire dans leur intégralité permet de s'en imprégner pour y revenir souvent. Il leur manquera toutefois le ton qui les porta : méditatif ou calme, toujours lent d'ailleurs et souvent martelé, passionné plus d'une fois par le feu intérieur et, a certains moments, cri déchirant porteur de toute la passion