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PREFACELe propre de l'écrivain aussi célebre que mystérieux nommé Stendhal est d'etre inclassable. Tour a tour romancier, biographe, autobiographe, essayiste, pamphlétaire, auteur dramatique (potentiel), historien et, aussi, journaliste. Genés, les spécialistes des lettres françaises ont souvent jugé bon de se débarrasser de lui en le reléguant dans la catégorie peu flatteuse des polygraphes. Bien sur ils ont eu tort car, dans chacun des registres qu'il a utilisés, Stendhal a fait preuve d'une originalité qui ne cesse de surprendre.C'est ce qui s'est passé dans le genre modeste en soi, a quelques rares exceptions pres, du journahsme. Oui, Stendhal a été un vrai journaUste, par exemple lorsqu'il a été chargé de la rubrique du théâtre italien dans le Journal de Paris, l'une des feuilles les plus cotées de la capitale. Ses feuilletons, insérés entre 1824 et 1827 sous le titre Notes d'un dilettante, non seulement ont diverti les contemporains par leur verve, mais encore n'ont pas été sans influence sur l'avenement du romantisme.Cela dit, force est d'ajouter que l'appellation journalisme ne convient pas du tout a la collaboration de Stendhal a la presse anglaise, bien que les deux activités se soient exercées cőte a cőte dans le meme laps de temps. S'adressant a un public d'outre-Manche, Stendhal prend conscience que le changement d'audience entraîne un changement de fond chez l'informateur. Finis les jeux d'esprit, les allusions que seuls les initiés peuvent saisir et qui les ravissent. Ici, l'enjeu est plus grave, impUque une plus grande responsabilité.Rappelons que lorsque cette collaboration débute, en 1822, la fracture provoquée par l'effondrement de l'Empire est loin d'etre guérie. La France était sortie vaincue du conflit qui l'avait opposée a l'Europe. L'Angleterre triomphait. A son