Bővebb ismertető
IntroductionAu moment ou 25 pays tentent de s'unir pour constituer une Europe démocratique, composée de pays régis par des régimes représentatifs, il apparaît que deux d'entre eux ont toujours bénéficié d'un régime parlementaire, l'Angleterre a l'Ouest (c'est un phénomene bien connu depuis les travaux de Guizot) et la Hongrie au Centre de l'Europe, meme si ce phénomene est moins connu des Européens de l'Ouest. Pourtant des le début du XVIIe siecle, la vieille diete féodale s'était transformée en un Parlement bicaméral formé d'une chambre haute (la Table des Magnats) dont la composition ressemblait a celle de la Chambre des Lords et d'une chambre basse (la Table des Régnicoles) dont les membres étaient, comme les députés des Communes, élus par la noblesse qui se considérait comme la nation hongroise, mais aussi par le patriciat urbain. Le rőle de ce parlement d'Ancien régime, la diete, était de défendre les libertés du pays face aux prétentions du roi Habsbourg, auquel le particularisme hongrois ne plaisait guere.En l'an 1000, le roi Saint Etienne avait imposé aux chefs de clan et aux guerriers la conversion au christianisme et une monarchie centralisée. Ainsi la Hongrie s'intégra pour la premiere fois dans la Chrétienté latine, dans laquelle elle eut toujours sa place en dépit des vicissitudes de l'histoire. Placé a la frontiere des Empires francs et byzantins, Saint Étienne avait en effet, sous l'influence de missionnaires venus de Moravie, de Baviere et d'Italie, choisi la Chrétienté latine. Il se plaça sous la tutelle du Saint-Siege et organisa l'Eglise catholique en la dotant de vastes domaines fonciers, mais il obtint le droit de patronat (nomination de 8 éveques et de 2 archeveques, Esztergom et Kalocsa). Si la langue hongroise subsista comme langue parlée, le latin devint, jusqu'au XVIe siecle, la langue de la culture et jusqu'en 1840, celle de la justice et de l'administration.Au XIe siecle, la monarchie expérimenta une centralisation rudimentaire, le territoire étant partagé en comitats (latin comitatus, hongrois megye), autour d'un château-fort, commandé par un comte (latin cornes, hongrois ispán), nommé par le roi. Cette division administrative et territoriale s'est maintenue jusqu'au XXe siecle et nous la rencontrerons tout au long de cet ouvrage. Les hommes libres