Bővebb ismertető
Paul ClaudelASPECT DU POETED'an lent allongement, le monstre qui haie se tend et travaille dans toutes les attitudes de l'effort, si dur que la rude écorce éclate et que les muscles lui sortent de la peau. Ce sont des poussées droites, des flexions et des arcs-boutements, des torsions de reins et d'épaules, des détentes de jarret, des jeux de cric et de levier, des bras qui, en se dressant et en s'abaissant, semblent enlever le corps de ses jointures élastiques. C'est un noud de pythons, c'est une hydre qui, de la terre tenace, s'arrache avec acharnement.(Connaissance de l'Est.)UN livre est ouvert. Nous ne cherchons pas le rappel du titre qui déja empecherait en nous la formulation d'un jugement dépourvu d'objectivité. Nous lisons. Nous entrons dans la discussion ou plutőt dans la conversation que menent au gré des rencontres de mots et d'idées quelques personnages dont n'apparaîtront pas tout de suite les traits du visage capables de hâter la décision que notre esprit, cette bete pensante, tient a déterminer.L'un d'eux conte que, dormant dans une maison solitaire entourée de peupliers , il fut tout a coup réveillé par un cri épouvantable Et (continue-t-il) quand je dis épouvantable, je n'entends pas un cri de surprise comme quelqu'un sur qui tout a coup, avec une énorme chevelure noire, l'assassin ou le fou bondit. C'était plutőt l'expression d'une âme surchargée d'horreur et qui, apres de longs efforts, enfin