Bővebb ismertető
' '/' m''- \ - '
p
M ou
our se faire une idée, au moins approximative, de la peinture allemande aux XVII" et XVIII" siecles, il faut visiter bien des musées et tenir compte d'un nombre plus grand encore de monuments historiques. Il n'existe en effet pas de collection qui réunisse sinon les représentants les plus importants du baroque allemand, du moins un certain nombre de leurs ouvres. Il serait meme impossible d'imaginer un tel musée, une grande partie des ouvres étant inséparables de l'endroit ou elles se trouvent. Les fresques ne peuvent etre déplacées, elles ne vivent que dans l'ensemble pour lequel elles furent créées, aussi ne trouverons-nous dans ce bref résumé que des références a celles-ci. Il en va de meme des tableaux d'autel. Nous ne nous étendrons pas ici au genre si caractéristique de la peinture baroque allemande constitué par les études, esquisses et hoî^etti, qui seront traités par Madame Klára Garas dans un volume a part. Nous ne toucherons pas non plus au riche domaine des miniatures ni a la peinture architecturale et ornementale. Nous n'offrons qu'un choix de ce que l'on appelle communément des tableaux de chevalet : ce sont des tableaux de cabinet, différents aspects de la peinture a l'huile, y compris les tableaux d'autel. Les visiteurs des musées, dont nous nous ferons volontiers le guide, les collectionneurs, les voyageurs avides de découvertes, ceux qui s'intéressent a l'art et qui l'étudient, savent que les XVIP et XVIII" siecles dont ils trouveront ici un choix de tableaux, constituent la période la plus variée et la plus riche de l'histoire de l'art européen, et que chaque nation, tant soit peu importante, y a participé avec le meilleur de ses forces. Ils savent que cette époque, appelée âge d'or de la peinture, qui débute avec le Caravage et continue avec Rubens, Velasquez et Rembrandt, a comme arriere-plan historique, la guerre de Trente Ans, en terre allemande, puis les guerres de libération contre les Turcs ; que la vie et la transformation de 1'« Europe classique » a l'époque des révolutions sociales et économiques relient les destins de l'art en premier lieu a l'art de la cour ; que le conflit entre la foi et les connaissances enfievre la peinture de ce siecle dont les débuts sont marqués par l'ouvre considérable, d'inspiration a la fois mythologique et religieuse, de Rottmayr, a Salzbourg et a Vienne et qui est close avec la Mort de Marat de David.