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Kamb - PIF Vaillant 17. Novembre 1963 [antikvár]

PIF Vaillant 17. Novembre 1963 [antikvár]

Kamb

 
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moiiP-GHaaS Ooenano: ALßE» RÉSUMÉ. — Groijp-Group, Cha'Pa et leurs camarades de Riviere-sous-Caslel menent au Cftâleati-Brulé une enquete sur de mystérieux fantAmes qui hantent depuis quelques jours Je village. H If a Mwe ttinf/tnitm «f «.•"»¦«»»• ftratlui-í'x a VitltelEU t/wU Mflu'itCllt aiir fftrij:: le plus bax fe.« " ri-Cßftcx " tías ffÉMrimuí-iras el sont Itifit ublifií-s tic pt/tssi^r p'f í-tix. I KS íwmprtflores rcvi-ntlen! e«« blttf a M« fffos ßttaillicr tic Sao Paulo Pour le Joailli«r, pour les contli'rttdores í'or tiu Pttrtiffuttt/ est une ttffatre d'or pRENEZ une carte de rAmérique du Sud. Pointez votre doigt en plein centre du continent. Vous lisez : plateau du Mato Grosso. Nom fabuleux qui, depuis des siecles, fit rever bien des aventuriers et tourner bien des tetes. Mato Grosso. Syllabes éclatantes et magiques, évoquant un monde de fievres, de lianes, d'or, de diamants et de danger. Or et diamants surtout. Les fievres se soignent et les dangers s'oublient. Du moins on le croit, avant d'y etre. Mato Grosso. En ligne droite, I 500 kilometres jusqu'a la côte atlantioue, I 500 kilometres jusqu'a la côte paciffoue. D'un côté, la foret dense, difficilement pénétrable, des hauts plateaux arides, la foret encore. De l'autre, les Andes péruviennes, les déserts glacés, la foret bolivienne aussi mal connue que l'enfer vert d'Amazonie. Et, partant de ce plateau de Mato Grosso, comme les rayons d'un moyeu, une infinité de fleuves et de rivieres. Rio Aripuana, Rio Juruena, Rio Xingu, Rio Araguaia, Rio Guaporé, Rio Paraguay, cent autres encore, q^ji s'ouvrent depuis le commencement du monde, des chemins impétueux dans la foret primitive. Les ruines de l'ancien village de Mato Grosso et quelques bourgades jalonnent ce monde hors du temps : Coxim, Cuiaba, San Luis de'Caceres. II est d'autres bourgs et villages que les cartes ne mentionnent pas, parce qu'ils sont appelés a disparaître demain ou parce qu'ils sont nés il y a cinq ans. trois ans, deux ans seulement. Prudente, l'Administration attend queloue peu, pour voir si ces centres n'auront pas une vie aussi éphémere que San Manoel, ou San Fernando Car la population de ces bourgades est mouvante, capricieuse, sensible a des fluctuations tres particulieres, Ici toute la vie est conditionnée par l'or et le diamant. Un village peut se vider en vingt-quatre heures sur le rio Paranaiba. Un autre peut se créer en huit jours sur le rio Cacéres, Ces villages, ces bourgades, ces villes minuscules vivent pour l'or et par l'or, pour le diamant et par le diamant. Elles sont les ports d'attache des garimpeiros, ces enfants perdus de la foret, aventuriers de l'or et des pierres précieuses, venus de tous les coins du monde, cédant au mirage du Mato Grosso, remuant la terre et la pierre, les vases et les graviers, fouillant les collines ,et les rivieres pour trouver la pépite fabuleuse, l'émeraude incomparable qui les rendra enfin riches et les paiera une bonne fois de toutes leurs peines Comme un avare a son trésor, fe garimpeiro s'accroche obstinément a son reve. On en trouve qui. a quatre-vingts ans, lavent encore les boues des rios, tannés comme de vieilles écorces, desséchés par cinquante années de recherches, plus pauvres que Job sur son fumier, mais fouillant encore, fouillant toujours, rivés a cet enfer ou brule le feu d'un espoir presque démentiel A.V CoVR DE g^'ENFER VERT, L.A VILLE DE L'OR Catinho, sur le cours supérieur du Rio Paraguay, a quelque deux cents kilometres au nord de Cuiaba, se présenta a nous un matin, dans son décor de planches, de tôle ondulée, de torchisetde toits de bambous feuillus. Une petite ville de garimpeiros, coupée de tout, semblable a une demi-douzaine d'autres que nous avions déja vues. Cinq mille hommes et femmes attachés a l'or comme des esclaves. Garimpeiros, bien sur, pour la plupart. Espagnols, Brésiliens, Indiens, Américains du Nord, du Centre et du Sud, Blancs, Noirs, Métis, une poignée d'Allemands, deux ou trois Polonais, un Chinois et un Malais, échoués la, le diable sait comment. Une vingtaine d'acheteurs officiels, les compradores, quelques taverniers, autant de cuisiniers, quelques policiers malgré tout, plus le propriétaire du « movies » — le cinéma — et le préfet municipal composent le gratin de Catinho. Les garimpeiros travaillent pour la plupart dans le rio Paraguay, ici peu profond, en amont et en aval de la bourgade, a une heure ou a une journée (ou trois oti quatre) de marche. Chacun tente sa chance a l'endroit qui lui plaît. Le fort courant du fleuve entraîne des tonnes de graviers, de sables et de boues alluvionnaires (les sources du Paraguay ne sont distantes que d'une centaine de kilometres). C'est dans cette masse brassée sans cesse que les garimpeiros cherchent fortune, lavant, battée apres battée. dans l'eau jusqu'a la poitrine ou jusqu'au ventre. Chacun a ses habitudes et ses manies, L'un emploie le tamis ordinaire, la batte, d'autres préferent un bac en bois léger qui, par sa forme, rappelle un chapeau chinois renversé, et qu'ils tournent rapidement entre les mains. La force centrifuge entraîne vers les bords les éclats plus légers et plus volumineux : sable et gros graviers. Au bout de quelques minutes il n» «-.»eti» dans le bac que le gravier fin. C'est dans ( niere bouillie que l'oil exercé du g; recherchera les traces de poussiere d'( minuscules pierres précieuses. Mais, da naire de la profession, c'est une'battée dix mille autres oti le sable n'est que sable. ette der-rimpetro >r ou les is l'ordi-utile sur Et meme la battée « utile », neuf cent quatre-vingt-dix-neuf fois sur mille, est légere, bien, légere LES FABULEUSES LÉGENDES DE ** VORAGINE LA DÉVOREUSE"_ Les plus audacieux — ou les plus acharnés — enfoncent au milieu de la riviere, au fort du courant, des troncs d'arbres en triangle, formant îlots. De ces plates-formes artificielles, les hommes plongent jusqu'au fond du lit, emplissent un sac d'ailuvioh ou de gravier qu'ils reviennent laver a loisir. Travail épuisant qui réclame une grande force physique, mais c'est ainsi que le prospecteur Antonio Alvarez ramena une émeraude pure qu'un joallier de Rio estima a plus de dix millions de nos francs (anciens). On vous parlera, a Catinho, d'EI Mulo, le Métis indien, qui mit a jour, sur la berge meme du rio Paraguay, a cinquante centimetres de profondeur, un « panier d'oranges » groupant onze pépites totalisant un poids de sept kilos deu: vierge Et de l'Allemand Erhiich, en deux jours, dans un trou du flei de poudre d'or Nous ne dirons rii qui courent Elles rempliraient i On parle de gisements d'émeraudes, c|e diamants et des «c villes de l'or >: le mystere de la foret vierge. Cette foret qu iis appellent « Vorágine »—La Dévoreuse. Aussi un certain nombre de garimpeiros abandonnant la riviere s'attaquent a la couche d'humus de la foret elle-meme, débroussaillant par le feu, arasant a la pioche L'or, le diamant peuvent etre la, partout, a une main de profondeur. Les espoirs sont démesurés la ou,l'homme n'est jamais passé Aujourd'hui. demain, un jour peut-etre, ils trouveront la « Bonanza ». la bonne aubaine qui hante tous les esprits En attendant, ils mangent une boîte de haricots rouges et de viande séchée sur les lieux memes de leurs recherches, avec quelques gorgées d'alcool de canne comme réconfortant. Mais le stimulant, le doping unique demeure la fievre de l'or ou de la^ « pierre claire » Et quand la nuit tombe sur le rio' Paraguay, les garimpeiros qui campept sur place regardent du côté de Catinho tion perdu dans la foret hostili peut-etre, proche ou lointain, c cents d'or qui récolta, ve, sept livres 1 des légendes jn livre entier. !, de « poches » :nfouies sous partiront, riches prodigiet le vrai monde des vivants, Devant les foyers des camps, tous permis. I, petit feu de civilis . Un jour, un pur c'est de la qu'ils iment, pour regagner

Termékadatok

Cím: PIF Vaillant 17. Novembre 1963 [antikvár]
Szerző: Kamb
Kiadó: Inter Presse Publicité
Kötés: Tűzött kötés
Méret: 240 mm x 300 mm
Kamb művei
Bolti készlet  
Vélemény:
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