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''COUPS BAS"
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PAS UN POUCE DE NOTRE PLANETE N'ÉCHAPPE A LA MORSURE DES PNEUS
ON aurait bien surpris nos grands-peres si on leur avait prédit que les De Dion-Bouton, les Renault, et autres tacots de la préhistoire automobile, deviendraient vingt ans plus tard des engins d'exploration.
Aujourd'hui, mis a part la face nord des Grandes Jorasses et le fond des mers, pas un pouce de la planete n'échappe a la morsure des pneus. On roule partout et sur tous terrains : en Antarctique, sur les contreforts des Andes, dans les sables des déserts. J'ai moi-meme, en famille, en camping et en 2 CV. fait trois balades de 10 000 kilo-metres en Laponie. C'est dire que, de nos jours, les mécaniques supportent assez bien les mauvais traitements que leur réservent ces voyages au long cours.
Alors qu'il tentait, en 1908, de conquérir le pôle sud. l'Anglais Shackleton pressentit le premier le rôle que pourraient tenir les véhicules a chenilles dans les grands raids, Mais les siens étaient encore trop fragiles et furent pratiquement inutilisables, II faut attendre I 922 pour que voit le jour l'autochenille mise au point chez Citroën par Adolphe Kegresse. La démonstration sera éclatante. Partis de Touggourt le I 6 décembre avec dix explorateurs, cinq de ces véhicules traversent le Sahara en quinze jours. Le 7 janvier 1923, ils arrivent a Tombouctou « la mystérieuse », ayant franchi sans coup férir ce qu'on considérait comme un obstacle quasi insurmontable.
La croisiere noire : il n'y a pius d'Afrique.
Sans prendre le temps de respirer, Louis Audouin-Dubreuil et Georges-Marie Haardi. chefs de ce premier grand raid de l'histoire automobile, préparent le second qui deviendra célebre sous le nom de « La Croisiere Noire ».
II s'agit ni plus ni moins de rayer l'Afrique de la carte du monde, de démolir la vieille légende du continent impénétrable. II s'agit d'abolir les distances. Arrivées a Colomb-Béchar dans des caisses, les huit autochenilles blanches en partent le 28 octobre Í924. Sous les carrosseries de durai ronronnent de robustes moteurs de 10 CV. Chacune d'entre elles transporte deux explorateurs, 300 litres d'essence, 60 litres d'eau et tire une petite remorque contenant le matériel de campement.
Mécaniques aux jolis noms : Scarabée, Soleil en marche. Escargot ailé Rien ne leur résiste. Le I 8 novembre, elles atteignent le Niger, le 14 décembre ie Tchad, le I I janvier 1925, les savanes de l'Oubangui La. MM. les Explorateurs s'accordent un grand mois de vacances et de grandes chasses pour la photo de famille montrant habituellement le valeureux Tartarin posant un pied vainqueur sur le méchant hippopotame. La vraie victoire est ailleurs. Le 12 avril, ayant traversé le Congo. « La Croisiere Noire » campe sur les bords du lac Albert. La. elle se divisera en quatre groupes qui atteindront
r CROISIERE NOIRE DANS LE HOGGAR