Bővebb ismertető
Le imagini adunque de' buoni e de' virtuosi infiammano gli uomini, corne lo dico, aile virtu ed aile opere buone.
Lod. Dolce ^Dialogo Mia pittura, -í^-ji)
on unité et sa richesse conferent un rang particulier a la collection de portraits italiens de la Renaissance, conservée au Musée des Beaux-Arts de Budapest. Une cinquantaine de tableaux, dont plusieurs de la main des maîtres les plus illustres, permettent, en effet, de suivre le développement de ce genre nouveau, appelé a se poursuivre parallelement a celui des autres conquetes de l'ere nouvelle.
Le portrait autonome, représentation fidele, a des fins laiques, de l'individu, est une acquisition de la Renaissance, mais ses origines remontent a l'art religieux médiéval. Des les xiii<= et xiv® siecles, les retables et peintures murales inserent des effigies dans des scenes religieuses. Souvent, les peintres pretent aux personnages des scenes empruntées aux légendes sacrées les traits de tel ou tel contemporain illustre ; nous connaissons le portrait de Dante des le xiv= siecle. Selon Vasari, Giotto aura été le premier a peindre des personnages vivants, des ritratti di mturale. La premiere galerie célebre de portraits, la série des portraits d'hommes illustres détruite, du palais royal de Naples, se rattache en effet a son nom. La consolidation des cités italiennes, l'expansion de la civilisation urbaine, le développement de la forme de vie et de la pensée de la Renaissance devaient ensuite mettre progressivement en relief le rôle de l'homme en tant qu'etre agissant et souligner l'importance de la vie sur cette terre. La conscience individuelle accrue, l'ambition du pouvoir et de la gloire demandent désormais a etre traduites dans le langage des beaux-arts et créent un climat de plus en plus propice a la représentation autonome de l'individu, c'est-a-dire a l'art du portrait.
Dans son traité sur la puissance et la gloire de la peinture, l'architecte Leon Battista Alberti met le portrait au premier rang.
La peinture italienne du xv® siecle comprend déja d'innombrables portraits. Ouvres de Masaccio, de Masolino, de Ghirlandaio, de Pinturicchio, de Mantegna, de Gentile Bellini, les peintures florentine, vénitienne et ombrienne s'animent désormais de visages de condottieri et de chefs de corporation, de princes et de roturiers, de savants et de bourgeois fortunés. Cette représentation de contemporains, sorte de chronique historiée au service de la formation d'une conscience urbaine, familiale