Bővebb ismertető
En guise d'avant-propos
Depuis les grandes découvertes de la physique au début du XX^ siecle, nous connaissons la double nature de la lumiere, forme d'énergie rayonnante. Suivant la théorie de l'émission, la lumiere est formée de particules d'énergie ; suivant la théorie ondulatoire, la lumiere est formée d'ondes électromagnétiques. Selon la mécanique ondulatoire, ces théories constituent les deux aspects complémentaires d'une meme réalité physique.
Mais qu'en est-il des Lumieres, autant de sources d'énergies intellectuelles rayonnantes dont on ressent les émissions meme de nos jours, et dont les messages se construisent et se décomposent sous les yeux du chercheur d'aujourd'hui comme les faisceaux de l'échelle des couleurs ? Il en est ainsi des études littéraires, des lettres classiques aux études philologiques plus complexes jusqu'a l'historiographie. Mais comment choisir, comment définir les méthodes a suivre ? M'"'^ Olga Penke peut nous le dire a merveille. Elle maîtrise la matiere : l'époque des Lumieres en toute sa complexité et les instruments de recherche : lunette, microscope et les techniques de la spectroscopie.
M""^ Olga Penke, a qui nous rendons hommage par le présent recueil, est non seulement un éminent connaisseur de la littérature française du XVIII® siecle - plus particulierement de la transformation des genres littéraires et de la fortune de la littérature et de la philosophie françaises en Hongrie a l'ere des Lumieres - mais aussi un excellent professeur, un véritable fondateur d'école qui consacre infatigablement temps et attention aux recherches de meme qu'aux travaux de ses éleves.
Les auteurs des articles de ce volume sont ses collegues, ses amis ainsi que ses anciens et présents éleves de l'Ecole Doctorale en littérature française a l'Université de Szeged qu'elle avait fondée et qu'elle dirige déja depuis dix ans avec succes et avec une énergie inlassable : des présents ou des futurs chercheurs qui tous lui doivent beaucoup, tant au niveau professionnel qu'au niveau personnel.
« Prismes irisés » : le titre quelque peu énigmatique que nous avons choisi pour ce recueil d'études donne a songer. Or, cette belle formule de Gérard de Nerval ne manque pas de suggérer de nombreuses associations, plus ou moins saugrenues, qui convergent pourtant toutes vers la métaphore de la vision. Détaché de son contexte - ou la formule est associée a la neige -, elle peut renvoyer, dans un sens plus global, a la vision du monde, a la vision des mots ou par les mots. C'est, en effet, la métaphore de la vision - englobant bien évidemment aussi celle des Lumieres - qui pourrait servir de lien des études littéraires que nous avons le plaisir d'offrir, comme un bouquet de fleurs du mois de mai, a M"^® Olga Penke pour son anniversaire.
Collegues, disciples, amis et admirateurs qui se présentent dans ce volume lui souhaitent tous la multiplication de ses énergies.
Les rédacteurs