Bővebb ismertető
INTRODUCTION
Cette édition critique présente 29 originaux des 67 lettres de I. S. Tourguénev a Mme Viardot que Halpérine-Kaminski publia en 1907 (Bibliotheque Charpentier, Eugene Fasquelle éditeur, Paris) et dans l'Appendice, 6 originaux d'autres lettres inédites en France du « grand Moscove » a son amie, originaux que possede maintenant la Bibliotheque Saltykov-Scedrin de Leningrad et qu'a révélés l'édition « académique » russe en quinze volumes des lettres de Tourguénev achevée en 1968. A la fin de l'Appendice figurent deux copies d'originaux découverts par un tourguéniéviste anglais, M. Patrick Waddington, que je remercie cordialement, et publiés en Angleterre.
Bien singuliere est l'histoire du recueil de Halpérine-Kaminski. Publié du vivant de Mme Viardot il contient seulement 67 lettres de Tourguénev écrites entre 1846 et 1871. Elles font partie, écrit l'éditeur dans sa préface, d'un paquet de plus de 140 « égaré ou dérobé », quand «la guerre de 1870 obligea la famille Viardot a quitter Bade pour Londres ». Ce départ eut lieu en deux temps: Mme Viardot et ses enfants vers le 20 octobre 1870, son mari et Tourguénev le 10 novembre. Comme des lettres envoyées de Russie par lui en 1871 se trouvaient dans le paquet et dans l'édition de Halpérine-Kaminski, il faut admettre que le vol ou la perte survinrent en 1871 apres un second séjour, bien discret celui-ci, de Mme Viardot a Baden-Baden en 1871 du 10 aout environ a fin octobre. Mais cette fois elle quitta ensuite l'Allemagne non pour Londres, mais pour Paris, ou son mari venait de faire remettre en état leur hôtel particulier, 48 rue de Douai, abandonné a un locataire pendant leur séjour dans le grand-duché de Bade, loin du régime détesté de Napoléon III.
Halpérine-Kaminski conte ensuite que « la veuve d'un médecin
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