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Le Parthenon d'Athenes Le pont du Gard, aqueduc romain, pres de l\time DES BATIMENTS POUR LE PRESTIGE Les Égyptiens, les Mycéniens, puis, plus tard, les Grecs, ont bâti des merveilles architecturales. Leurs monuments, leurs tombes et leurs bâtiments publics obéissaient â des canons soigneusement mis au point, pour les proportions, les volumes et la beauté, qui les font encore admirer de nos jours. Les colonnes qui bordent les côtés du Parthénon d'Athenes, quoique en ruines, inspirent, par leur grâce et leur puissance, de l'étonnement et du ravissement a qui les regarde. Les principes qui régissent l'édification des structures architecturales, en vue de la résistance vis-a-vis du temps et des éléments, sont maintenant fort bien connus, grâce â la science : ainsi, on calcule les charges, les contraintes et la résistance des matériaux. Les Anciens, qui ne possédaient pas nos élément de calcul, avaient cependant le sens intuitif de ce qui franchirait les âges; toutefois, notre jugement a ce sujet est quelque peu faussé, puisque nous ne voyons que ce qui est resté debout. Les bâtisseurs avaient trouvé, a l'époque de la construction du Parthénon - c'est-a-dire entre 477 et 438 av. J.-C. — le moyen de faire supporter une toiture par une colonnade : c'est le systeme a colonnes et entablement, celui-ci étant la partie traversiere. Les constructeurs de la Grece antique étaient ainsi entrés le plus simplement possible dans le domaine du grand art. D'autant plus qu'ils taillaient les piliers de maniere que leur partie centrale fut plus grosse que les extrémités, ce qui leur conférait un aspect délié et comme souple. Il est remarquable que cette façon de bâtir ait été également applicable aux édifices en bois et en maçonnerie. L'entablement était fixé aux colonnes par des agrafes faisant saillie de celles-ci et entrant dans des cavités de l'architrave. Les Etrusques, peuple lui aussi industrieux, faisaient le s toits en ation gra-ne voute. Les lUX Étrusques oussoirs (ou mbiait plutôt arc de plein des espaces encorbellement. Cette technique consistait en une éli duelle, des murs au sommet de l'édifice, pour réaliser Grecs, qui avaient le sens de la géométrie, apprirent l'emploi des pierres en forme de coin servant de vousseaux) et de clefs de voutes. La voute simple ress a une ruche a l'ancienne façon; elle se développait L cintre. On avait trouvé une nouvelle maniere d'enjambi avec des maçonneries massives. Le procédé fut adopté pour les ponts et les aqueducs. Mais les architectes, voyant grand, chercherent comment construire d'immenses et massifs édifices publics, pour célébrer la grandeur de l'empire romain, qui régnait alors sur le monde méditerranéen. La colonnade grecque et la voute romane continuerent a etre les fondements de l'architecture européenne bien avant dans l'ere ne. Les monuments — principalement les églises — furent Moyen Age a colonnes et architrave, avec des toitures a I berceau et, en de rares cas, des dômes ou coupoles. La berceau — qui est en fait un arc de plein cintre allongé — chrétien jusqu'ai voute e voute ei de l'égli chaque côté par des piliers; elle est du plus pur style roman, qu'on ne peut dissocier de celui des Romains. Le temps passant, on chercha a doter les murs d'ouvertures plus grandes et plus nombreuses, car les intérieurs étaient bien sombres. Il fallait pour cela pouvoir retenir le poids important des pierres, tout en ouvrant de plus vastes fenetres et en allégeant le style roman du genre des fortifications. L'invention de la voute dont les nervures se croisent â angle droit et se rejoignent en un point central apporta de la légereté aux ouvrages; elle représentait les aspirations mystiques des peuples du Nord en ce Haut Moyen Age. Le style qui en nacquit fut plus tard qualifié de gothique". Il est caractérisé par l'arc en ogive et les nervures en éventail (ou la croisée d'ogives) — comme on peut en voir a Notre-Dame de Paris — ainsi que par des colonnes et des piliers plus déliés et une plus grande place réservée aux ouvertures. Ceci fut rendu possible par la distribution des charges de la toiture par la voute et par le soutenement des murs au moyen d'arcs-boutants. Le poids du toit, tendant a repousser vers l'extérieur les murailles, était ainsi transféré par eux a la maçonnerie massive de la base. Cet art a atteint son summum dans les voutes sculptées et les arcs-boutants aériens de certains monuments, comme la cathédrale de Chartres ou celle de Strasbourg. Les matériaux nouveaux de la fin du siecle dernier et du début de notre siecle ont permis de créer des techniques originales de construction. Dans les villes, ou le prix du terrain est vite devenu élevé, on s'est mis a bâtir de plus en plus haut. Aux États-Unis, on réalisa de bonne heure des structures a caissons en poutrelles d'acier, pour ériger les gratte-ciel. Pourtant, la méthode de la charpente dont les espaces sont remplis apres coup n'est pas d'aujourd'hui, si son application a la verticale l'est. Il y a bien longtemps qu'on a fait des bâtiments a ossature : nous nous bornerons a citer comme exemples les églises a toitures étagées de Norvege, les chaumieres anglaises du Moyen Age et les maisons de papier japonaises. Revenons-en aux gratte-ciel. Leur charpente en acier et leurs éléments préfabriqués ont ouvert la voie a une accélération de la mise en ouvre. La tour Seagram, de New York, toute revetue de verre et de bronze, est l'un des plus parfaits exemples de l'imposant aspect que peuvent présenter les architectures actuelles.