Bővebb ismertető
Les articles du présent numéro traitent exclusivement de la mesure de la productivité entendue au sens macro-économique. Dans ce type d'exercice, on utilise les données rassemblées et publiées par des organisations internationales, des bureaux centraux de statistique, des associations professiomielles ou des instituts de recherche sur la productivité; or, ces données sont, hélas, souvent établies á des fins toutes différentes. II incombe alors á celui qui en fait l'analyse d'adapter et d'harmoniser ses concepts de mesure de productivité en fonction des chiffres dont il dispose; ce travail est bien différent de la táche des experts chargés de mesurer la productivité au niveau de l'entreprise. Mais ce qui est plus déconcertant encore que cette diíférence formelle, c'est que les deux types de mesure, au sens strict du terme, ne portent pas sur la mérne chose: la productivité définie sous forme de quantités physiques par unité d'input n'a pas de sens dans une étude macroéconomique. Cependant, un indice de productivité macro-économique, exprimé en volume d'output (á prix constants) par unité d'input est probablementle meilleur étalon de productivité qu'on puisse espérer obtenir pour une industrie, pour un secteur de l'économie ou pour l'ensemble de l'économie nationale. Ce genre de mesures retient de plus en plus l'attention: cela n'a rien d'étonnant si l'on observe que le renforcement progressif de la coopération internationale et l'élargissement des marchés entrainent un accroissement de la concurrence, que le développement de pays autrefois « en stagnation » bouleverse les industries traditionnelles d'économies parvenues á leur maturité, que les importations se substituent á certaines productions intérieures et que dans tous les secteurs de la vie économique les structures évoluent de plus en plus rapidement. Chacun est maintenant obligé de recenser ses propres moyens et de comparer ses propres résultats á ceux des autres. Dans son article, M. Maddison établit une comparaison entre le progrés économique et le niveau de productivité dans différents pays. Les chiffres absolus montrent que, des 1960, dans de nombreux pays d'Europe, l'output (P.N.B.) par travailleur atteignait 55 á 65 % de celui des ÉtatsUnis. II semble qu'il y ait une liaison assez étroite entre l'accroissement de la productivité et les différences des niveaux absolus de productivité dans les divers pays. Pour apprécier l'essor extraordinaire du Japon entre 1950 et 1960, il faut se rappeler que dans ce pays le P.N.B. par travailleur n'est encore que le quart environ du chiffre atteint par les États-Unis. Dans un article antérieur publié dans cette Revue (n° 28), M. Robson avait ouvert la voie á l'étude de la productivité dans une économie en voie de développement; on trouvera ici, du mérne auteur, une étude statistique