Bővebb ismertető
L'art des panneaux á la fin du moyen áge est un chapitre fort attachant et intéressant de l'histoire des arts en Allemagne. Aprés les fresques monumentales de l'art román, les vitraux des cathédrales gothiques primitives et les miniatures si appréciées dans les cours médiévales, c'est l'art des panneaux qui occupera la place la plus importante dans le domaine de la peinture. Représenté á ses débuts par des diptyques de petites dimensions et d'ouvrages con9us pour des autels privés, cet art annonce le triomphe des tableaux, trés variés par le sujet, qu'il s'agisse de portrait, de nature morte, de tableau de genre et, en général, de tous les thémes qui apparaissent quelquefois sur les fresques solennelles, d'inspiration élevée, mais qui n'y ont pas trouvé leur place véritable. L'art trop aris-tocratique des miniatures restait inaccessible au grand public et ne pouvait satisfaire á ses exigences. Dans le jour opaque qui régnait á l'intérieur des églises, sur les triptyques qui baignaient dans une splendeur de tons dorés, on put contempler á son aise les thémes sacrés séculaires traités selon une conception nouvelle, avec des personnages d'une fidélité accrue, presque naturaliste, les événements étant présentés en une série de scénes vivantes, faites pour émouvoir le spectateur. Conséquence de ces exigeíices nouvelles, on découvre souvent, sur les tableaux, des détails qui constituent á eux seuls de vrais tableaux de genre, des rapprochements d'objets usuels qui composent des natures mortes, un goűt du réel dans la représentation des personnages qui en fait des portraits indépendants — autant d'éléments précurseurs de genres qui deviendront autonomes par la suite. Les panneaux exécutés au cours du XVC siécle avaient une destination presque uniquement religieuse, bien que le portrait indépendant et certains tableaux allégoriques non-religieux soient nés á la mérne date. Les échantillons conservés dans les collections les plus riches du pays, au Musée des Beaux-Arts de Budapest et au Musée Chrétien d'Esztergom, sont également tous, sans exception, des tableaux d'autel et funéraires. Leurnombre ne peut étre considéré comme trés élévé; la valeur, la beauté de ces ceuvres ne furent reconnues qu'au cours de la premiére moitié du XIXC siécle, á la suite du culte que les romantiques rendirent au moyen áge. Une partié considérable de ces collections appar-tenait á l'origine á Miklós Jankovich, le collectionneur le plus éclairé et le plus actif de cette premiére
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