Bővebb ismertető
Transmettre et diffuser les textes anciens au XVIe siecle:
premiers résultats d'une entreprise européenne
C'est lors d'une rencontre largement européenne «Sur les normes internationales
des bases de données pour l'étude de la Renaissance», organisée par Iván Horváth
en janvier 1991 dans le prolongement de celle qui venait d'avoir lieu a Ferrare1,
que le Centre de recherches de la Renaissance de l'Académie des sciences de
Hongrie a encouragé la naissance d'un premier projet, venu a son terme quelques
années apres, avec la collaboration précieuse de l'équipe d'István Monok a l'uni-
versité de Szeged. L 'Europe des humanistes (XIV-XVIF siecles), répertoire conçu
comme un guide préalable a des recherches plus fines, constituait en quelque sorte
un débroussaillage partiel pour reconnaître le terrain en attendant que chaque pays,
mieux outillé pour le faire, inventoriât exhaustivement ses propres humanistes,
leur production imprimée ou manuscrite et la diffusion de celle-ci.
C'est encore la Hongrie qui, sans attendre que cette seconde entreprise fut recon-
nue et couronnée de succes, s'est jointe la premiere au projet d' «Europa humanis-
tica» pour traiter systématiquement les humanistes du bassin des Carpates et nous
donne a nouveau l'occasion d'exposer dans les memes lieux les premiers résultats
obtenus dans le domaine de l'humanisme français.
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La France des humanistes. Hellénistes / qui ouvre la collection «Europa humanis-
tica», inaugurée chez Brepols par l'Institut de recherche et d'histoire des textes ,
repose sur une définition préalable du mot humanisme qu'il convient de cerner
d'autant plus rigoureusement que ses significations sont ployées a de multiples
usages. Il désigne essentiellement toute forme d'activité philologique ayant eu
pour propos le retour aux sources textuelles, non seulement antiques mais aussi
médiévales, et leur étude de premiere main afin de les transmettre. On constatera
que cette définition est plus large que celle des universités italiennes du XVe siecle
ou 1 'umanista, professeur de rhétorique, limitait son champ aux Lettres profanes.
Elle déborde corollairement le contenu des studia humanitatis traditionnellement
limités a cinq disciplines (grammaire, rhétorique poésie, histoire et morale) en
incluant l'étude des sources chrétiennes. Elle rejette cependant la définition exten-
sive, pour ne pas dire floue, charriée par les siecles postérieurs, qui assimile l'hu-
manisme a une idéologie morale laicisée, philanthrope et tolérante, héritée des
XVIIIe-XIXe siecles, diluant ainsi son activité spécifique dans une coloration in-
temporelle. Doit-on conclure que l'on a opté pour une définition étriquée, séparant
artificiellement l'activité philologique, ainsi mise au premier plan, des autres plus