Bővebb ismertető
Martinville:
Trois clochers, trois oiseaux, trois sours
Sans me dire que ce qui était caché derriere les clochers de Martinville devait etre quelque chose d'analogue a une jolie phrase, puisque c'était sous la forme de mots qui me faisaient plaisir, que cela m'était apparu, demandant un crayon et du papier au docteur, je composai malgré les cahots de la voiture, pour soulager ma conscience et obéir a mon enthousiasme, le petit morceau suivant que j'ai retrouvé depuis et auquel je n'ai eu a faire subir que peu de changements :
«Seuls, s'élevant du niveau de la plaine et comme perdus en rase campagne, montaient vers le ciel les deux clochers de Martinville. Bientôt nous en vîmes trois : venant se placer en face d'eux par une volte hardie, un clocher retardataire, celui de Vieuxvicq, les avait rejoints. Les minutes passaient, nous allions vite et pourtant les trois clochers étaient toujours au loin devant nous, comme trois oiseaux posés sur la plaine, immobiles et qu'on distingue au soleil. Puis le clocher de Vieuxvicq s'écarta, prit ses distances, et les clochers de Martinville resterent seuls, éclairés par la lumiere du couchant que meme a cette distance, sur leurs pentes, je voyais jouer et sourire. Nous avions été si longs a nous rapprocher d'eux, que je pensais au temps qu'il faudrait encore pour les atteindre quand, tout d'un coup, la voiture ayant tourné, elle nous déposa a leurs pieds; et ils s'étaient jetés si rudement au-devant d'elle, qu'on n'eut que le temps d'arreter pour ne pas se heurter au porche. Nous poursuivîmes notre route; nous avions déja quitté Martinville depuis un peu de temps