Bővebb ismertető
LE MONDE ET LA PENSEE
J E tourne les yeux vers la fenetre de mon cabinet de travail. Pour un instant ma pensée se confond avec les images qui semblent peintes sur la vitre. Au-dela du réseau géométrique et dur que forme la grille du balcon, je vois les vagues vertes du Bois baignées dans la brume légere, bleutée, qui est celle des matins parisiens. A l'horizon monte une ligne de collines et sur le mont Valérien, dont les flancs sont vetus d'arbres sombres, un hôpital évoque un couvent florentin qu'entoureraient de noirs cypres. Dans le ciel pâle, ou traînent des nuées transparentes, passent des escadrilles d'hirondelles. Tres loin, du côté de Versailles, des avions tournent et ronflent. Ces avions évoquent des idées de guerre, de bombardement aérien, de sirenes mugissant dans la nuit. Je cesse de voir les arbres et d'entendre les oiseaux. Je pense a la mort d'une civilisation, a la fin de l'Empire romain, a telle petite ville de la côte algérienne qui, vers le troisieme siecle apres