Bővebb ismertető
CHAPITRE PREMIER
Nous avions passé l'apres-midi dans un café de la rue Saint-Jacques, un apres-midi de printemps comme les autres. Je m'ennuyais un peu, modestement; je me promenais de la machine a disques a la fenetre pendant que Bertrand discutait le cours de Spire. Je me souviens qu'a un moment, m'étant appuyée a la machine, j'avais regardé le disque se lever, lentement, pour aller se poser de Inais contre le saphir, presque tendrement, comme une joue. Et, je ne sais pour-quoi, j'avais été envahie d'un violent sentiment de bonheur; de l'intuition physique, débor- r dante, que j'allais mourir un jour, qu'il n'y aurait plus ma main sur ce rebord de chrome, ni ce soleil dans mes yeux.
Je m'étais retournée vers Bertrand. Il me regardait et, quand il vit mon sourire, se leva.