Bővebb ismertető
« Mon amour, mon amour. » La femme marche vite, serre á deux bras son manteau contre son corps, les poings calés sous les aisselles, les épaules remontées comme pour s'y terrer. Elle s'étreint, s'embrasse elle-méme et n'en tire, semble-t-il, aucun réconfort.
D'autres mots lui viennent á Tesprit, « poix liquide », « ignominie », mais ses lévres, qui bou-gent toutes seules comme celles des enfants et des fous, continuent á murmurer: « mon amour, mon amour ».
Les yeux rivés au sol, elle ne regarde pas les passants qu'elle croise ou dépasse, toute á sa dou-leur qui est aussi de la fureur.
Retrouvera-t-elle jamais la parole, son mouve-ment confiant vers les autres et la parole ?
C'est ce que cet homme lui a fait de pire, se dit-elle en accélérant le pas, comme si marcher au hasard c'était forcément le fuir. C'est cela qui est