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LA CHAIR ET L'ESPRIT
Un jour, j'ai ouvert L'oil écoute.
C'était une belle édition, illustrée. Il y avait la des textes magnifiques : « Avril en Hollande », « Jan Steen », « Nicolas Maes ».
Des commentaires comme je n'en avais jamais lu auparavant sur Rembrandt, trois tableaux de Rembrandt.
Paul Claudel avait trouvé encore une façon de décrire un aspect de la peinture espagnole.
Cela s'appelait «La chair spirituelle ». J'étais fascinée. La grande sensualité déployée se melait au plus ardent mysticisme.
Et puis, tout a la fin, discret, un texte : « Camille Claudel ». N'importe qui, vous ou moi, aurait pu ce jour-la, plus tôt ou plus tard, ouvrir le livre a cette page.
Qui était-ce ? Cette sour aimée, trop aimée ?
Cela sautait a chaque ligne, vous agrippait le cour. Je réentends encore le premier cri du texte. Je l'entends, elle.
« Mon petit Paul ! »
Cela n'a pas cessé depuis de résonner.
Qui était-elle ? Cette « superbe jeune fille, dans l'éclat triomphal de la beauté et du génie, dans