Bővebb ismertető
1.
C'est un matin comme les autres a l'hôpital. Il est sept heures trente. L'aide soignante, l'infirmiere sont déja passées dans les chambres prendre tension et température. Un bruit de vaisselle indique que le moment du petit déjeuner est proche. Il y a moins de soupirs, moins de plaintes dans les lits, comme si la douleur avait attendu l'arrivée dujour pour désarmer un peu. Certains s'endorment enfin.
C'est un petit Paul de six ans en chirurgie pédiatrique : rupture de la rate lors d'un accident de la route ; on a pu la lui conserver. Ne reste qu'a espérer une bonne cicatrisation.
L'enfant me regarde tandis que je viens vers lui, ouvrant ses yeux le plus grand possible pour me montrer que, contrairement a son voisin, lui ne dort pas, lui m'attendait. Un Babar couronné d'or partage son oreiller.
« Babar a bien dormi ?
- Babar a pleuré, il voulait sa maman. »
Sous mes levres, le front est tiede. « Elle va venir, sa maman. Et bientôt, toi, tu rentreras dans ta maison. »
Le visage trop sérieux s'éclaire. Du plus petit au plus âgé, a l'hôpital, la « maison » est le mot lumiere.
« Madame ! »
Cette voix de sergent-major qui nous a fait sursauter, Paul et moi, c'est celle de Mlle Martineau, la surveillante : trente ans de service, chignon gris impeccable, grosses lunettes, gros sabots
« Le docteur Roux vient d'arriver.
II