Bővebb ismertető
Ecrire sur le Concile est une entreprise périlleuse. Les éveques et les experts qui le font ont l'avantage de parler de ce qu'ils ont vu et entendu. Mais ils sont tenus au secret. Celui-ci, il est vrai, ne saurait etre absolu, a cause meme du caractere nouveau du Concile, dont l'opinion suit les travaux avec une attention respectueuse et qui se veut lui-meme tres ouvert sur le monde
Le journaliste peut parler librement du Concile : il n'est
1. Pour les évequea, l'article 26 du reglement stipule que « les Peres sont tenus de garder le secret sur les discussions qui ont lieu au Concile et sur les déclarations de chacun ». L'article 27 fait la meme obligation aux procureurs (des éveques absents ou empechés), aux experts, officiaux et autres employés, les liant de plus par le serment.
Pour les experts privés, théologiens, canonistes ou spécialistes auxquels chaque éveque peut recourir, l'article 11 du reglement prévoit qu'ils sont tenus par serment de garder le secret sur les actes et les discussions du Concile. Dans sa lettre du 6 janvier 1963, aux éveques, le Pape prévoit que de nouveaux théologiens pourront etre associés aux travaux de l'intersession. Cette collaboration sera « restreinte a un nombre limité de personnes, capables de garder soigneusement le secret du Concile s>.
Pourtant, des le début, il y eut, semble-t-il, acceptation tacite de communications officieuses de la part des Peres ou des experts. Tous reconnaissent cependant qu'il y a nécessité de discrétion : les actes du Concile et le contenu des interventions relevent notamment de cette