Bővebb ismertető
On a écrit maintes fois, et a juste titre, que le critique d'art français Thoré-Burger a redécouvert Jan Vermeer de Delft en 1866. On en a déduit que le peintre de Delft aurait été un génie méconnu. Ce n'a nullement été le cas, du moins de son vivant. Une fois mort, il est tombé dans l'oubli, et aujourd'hui cela revient pratiquement au meme que s'il avait été méconnu. Mais pour nous, qui voulons comprendre l'artiste et son ouvre, il n'est pas sans intéret de savoir a quoi est du le long silence qui s'est fait autour de lui.
On ne sait pas grand'chose de la vie de Vermeer. Il a été baptisé a Delft en 1632; son pere tissait la soie, tenait un cabaret et vendait des oeuvres d'art. Le nom du peintre réapparaît pour la premiere fois le 5 avril 1653, a l'occasion de son mariage. Sa femme, de famille catholique, lui donna onze enfants, et il est probable qu'il se convertit au catholicisme. En décembre 1653, il est reçu maître a la Guilde de Saint-Luc de Delft. Les documents mentionnent ensuite des opérations commerciales, dont certaines font présumer des difficultés financieres. Il n'est question ni de commande ni d'un tableau de sa main. Il semble que Vermeer se soit fait marchand de tableaux pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille.
Pourtant, ce n'était pas un inconnu pour son entourage, ni meme en dehors de Delft; en 1662 et en 1669 il devient l'un des dirigeants de la Guilde de Saint-Luc, et en 1663 un noble français, amateur d'art, faisait le voyage de La Haye a Delft pour le voir dans son atelier.
L'année 1672 fut désastreuse pour la République des Sept-Provinces et tres dure pour la population. Le peintre