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INTRODUCTIONHISTOIRES DE PLANETESA ans le ciel de l'Antiquité, elles étaient cinq, a I traverser, avec le Soleil et la Lune, les constel-Ë lations du zodiaque, animées de mouvements erratiques et incompréhensibles. Les Grecs les baptiserent planetes : les errantes . Plus de deux mille ans d'observations et de calculs furent nécessaires aux astronomes pour comprendre les rouages compliqués de cette grande horloge céleste qui dominait le monde, influençant la destinée des hommes et rythmant le cycle des saisons.Pour les Anciens, la Terre était au centre de l'Univers ; le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne lui tournaient autour, collées a des spheres cristallines aux mouvement plus ou moins complexes. Au-dela se situait la sphere des fixes : la voute étoilée. Vues a l'oil nu, les planetes n'étaient que de simples points plus ou moins lumineux et colorés dans le ciel, ou les hommes projeterent les caracteres de leurs dieux : celle-ci était lunatique, celle-la martiale, celle-la encore joviale L'avenement, attendu depuis les Grecs, mais trop longtemps retardé pour des raisons théologiques, de l'héliocentrisme devait sonner le glas de ce ciel magique et parfait, éternel et divin. Le nouveau paradigme, en détrőnant la Terre de sa position centrale et privilégiée, lui attribuait, de fait, le meme rang spatial qu'a la Lune et aux planetes.Qui a changé ainsi le statut des planetes dans notre société ? Copernic, qui, dans son ouvrage posthume, déposséda la Terre de son titre de centre de l'Univers, et nous légua l'image actuelle du Systeme solaire ? Galilée, qui, le premier, observa notre systeme planétaire dans son ensemble avec une lunette et s'avisa que, comme la Terre, les astres les plus brillants du ciel étaient réellement d'autres mondes ? Neil Armstrong qui, le premier, arpenta la surface du plus proche de ces mondes ? Sans doute, un si profond changement de perspective ne s'est pas fait en un jour, et ni les publications de Copernic, ni celles de Galilée, ni la retransmission