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Prosper Mérimée - Carmen/Arséne Guillot/L'Abbé Aubain [antikvár]
 
introduction Le 14 mars 1844, Prosfer Mérimée était élu a l'Académ-ie française, au septieme tour de scrutin, par ig voix sur 36 votants. Quelques mois plus tôt, le ly novembre 1843, l'Académie des inscriptions avait accueilli Varchéologue, l'historien de la Guerre sociale, l'inspecteur des monuments historiques. C'est aussi le savant sans doute que l'Académie française préférait a Casimir Bonjour et a Vigny, mâis c'était, non moins, le conteur de la Chronique du regne de Charles IX, de Mosaique, de la Double méprise, de...
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introduction Le 14 mars 1844, Prosfer Mérimée était élu a l'Académ-ie française, au septieme tour de scrutin, par ig voix sur 36 votants. Quelques mois plus tôt, le ly novembre 1843, l'Académie des inscriptions avait accueilli Varchéologue, l'historien de la Guerre sociale, l'inspecteur des monuments historiques. C'est aussi le savant sans doute que l'Académie française préférait a Casimir Bonjour et a Vigny, mâis c'était, non moins, le conteur de la Chronique du regne de Charles IX, de Mosaique, de la Double méprise, de Colomba. Or, le lendemain de cette élection laborieuse, dans la Revue des Deux Mondes, qui ressemblait beaucoup alors a une revue d'avant garde, paraissait Arsene Guillot, qui causa « grand scandale ». Et trois de ses nouveaux confreres, MM. de Sal-vandy, Molé et de Saint-Aulaire, ne cacherent pas leur désapprobation. Publiée quelques jours plus tôt, cette nouvelle aurait probablement empeché Mérimée d'etre élu. Sans doute, Augustin Filon a raison: Arsene Guillot, <oiSo; 'Ait()).Xujv. RffOXbv îo'^T', ôX'o-wiTiv ÉTCi SxttiiiiTi z'jXfiai-). (Hom., xxn, 360.) (i). La derniere messe venait de finir a Saint-Roch, et le bedeau faisait sa ronde pour fermer les chapelles désertes. Il allait tirer la grille d'un de ces sanctuaires aristocratiques ou quelques dévotes achetent la permission de prier Dieu, distinguées du reste des fideles, lorsqu'il remarqua qu'une femme y demeurait encore, absorbée dans la méditation, comme il semblait, la tete baissée sur le dossier de sa chaise. « C'est M"^® de Piennes », se dit-il, en s'arretant a l'entrée de la chapelle. M^^ de Piennes était bien connue du bedeau. A cette époque, une femme du monde jeune, riche, jolie, qui rendait le pain bénit, qui donnait des nappes d'autel, qui faisait de grandes aumônes par l'entremise de son curé, avait quelque mérite a etre dévote, lorsqu'elle n'avait pas pour mari un employé du gouvernement, qu'elle n'était point attachée a Madame la Dauphine (2), et qu'elle n'avait rien a gagner, sinon son salut, a fréquenter les églises. Telle était M»»« de Piennes.

Termékadatok

Cím: Carmen/Arséne Guillot/L'Abbé Aubain [antikvár]
Szerző: Prosper Mérimée
Kiadó: Association pour la diffusion de la Pensée Francaise
Kötés: Könyvkötői kötés
Méret: 120 mm x 150 mm
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