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INTRODUCTION
« Celui-la, au moins, n'a jamais menti ».
Ce jugement sur Alfred de Musset tombe des levres d'un homme qu'on ne saurait taxer de parti-pris, des levres de Taine, qui ajoute :
« Il n'a dit que ce qu'il sentait. Il a pensé tout haut. Il a fait la confession de tout le monde. On ne l'a point admiré, on l'a aimé ; c'était plus qu'un poete, c'était un homme »
Depuis le jour ou ces paroles furent prononcées, la gloire d'Alfred de Musset n'a fait que grandir. A côté de ceux dont il avait su charmer le cour et qui l'aimaient sans donner de raisons, les critiques eux-memes se sont rendu compte qu'ils avaient affaire au plus sincere de nos grands poetes, depuis Villon. Au plus humain peut-etre aussi, malgré ses défauts, a cause de ses défauts. A celui qui, en chantant uniquement l'amour et la jeunesse, avait choisi la meilleure part. Mais le reste vaut-il la peine d'etre chanté ?
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