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NOTICE
Les Epîtres forment dans nos manuscrits deux livres sous le titre d'Epistulae, qui, selon Porphyrion, leur aurait été donné par Horace lui-meme : « Hos priores duos libros sermonum, dit le grammairien (ad Sat. I, 1, 1), posteriores epistularum inscribens in sermonum nomine nuit intelligi quasi apud praesentem se loqui, epistulas uero quasi ad absentes missas ». Quoi qu'il en soit, Horace marque bien la parenté des Epîtres avec les Satires et le caractere qu'elles ont en commun d'etre des « entretiens », lorsqu'il écrit (Epist. II, 1, 250 et suiv.) : « Et ce ne serait pas ma préférence d'écrire des entretiens qui rampent sur le sol si mes désirs étaient la mesure de ce que je puis ». (Nec sermones ego mallem Repentes per humum si quantum cuperem possem quo-que), passage ou le nom de sermones s'applique directement aux Epîtres puisque Horace depuis longtemps, n'écrivait plus de satires.^
C'est qu'en effet le moraliste que notre poete n'avait jamais cessé d'etre, meme a l'époque ou il donnait, dans les Odes, toute la mesure de ses qualités d'artiste, revient, apres ce long effort, a la causerie en vers ; il y trouve le
1. De meme Quintilien, parlant d'Horace comme poete satirique (Inst. Orat. X, 1, 94), ne fait aucune mention spéciale des Epîtres, et c'est a des épîtres que s'appliquent les mots de Suétone (Vita Horati, 10) : post sermones uero quosdam leclos.