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PREMIERE PARTIECHAPITRE IIITT e 15 septembre 1840, la Vi lie- de-Mo n terea u, par-JL/tait du quai Saint-Bernard.Un jeune homme de dix-huit ans, a longs cheveux, poussa un grand soupir.M. Frédéric Moreau, nouvellement reçu bachelier, s'en retournait a Nogent-sur-Seine, ou il devait languir pendant deux mois, avant d'aller faire son droit. Sa mere l'avait envoyé au Havre voir un oncle, dont elle espérait, pour lui, l'héritage.Il vit un monsieur qui contait des galanteries a une paysanne. Mais, ennuyé de cette compagnie, sans doute, il alla se mettre plus loin.Frédéric le suivit. La conversation roula d'abord sur les différentes especes de tabacs, puis, tout naturellement, sur les femmes. Il avait voyagé, connaissait l'intérieur des théâtres, des journaux, et tous les artistes célebres.Frédéric éprouvait un certain respect pour lui, et ne résista pas a l'envie de savoir son nom. L'inconnu répondit tout d'une haleine :Jacques Arnoux, propriétaire de l'Art industriel, boulevard Montmartre.Un domestique vint lui dire :Mademoiselle pleure.Il disparut. L'Art industriel était un établissement comprenant un journal de peinture et un magasin de tableaux. Frédéric, pour rejoindre sa place, poussa la grille des Premieres. Ce fut comme une apparition. Elle était assise, au milieu du banc, toute seule.